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Itinera Electronica Du texte à l'hypertexte Virgile Aeneis, Livre I |
3. Didon prise au piège de Cupidon (695-756).
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Commentaireau centre (1, 698). C'est-à-dire à la place d'honneur. On peut supposer qu'Énée est à ses côtés.
les présents de Cérès (1, 701). Du pain ou des gâteaux, Cérès étant la déesse des moissons.
Iule (1, 709-711). Il s'agit évidemment ici de Cupidon, qui a pris l'apparence d'Ascagne. La robe et le voile sont ceux évoqués en 1, 648-653.
Acidalienne (1, 720). L'Acidalie était une fontaine en Béotie, où aimaient se baigner Vénus et les Grâces, ses compagnes.
Sychée (1, 721). L'époux décédé de Didon, dont l'histoire a été racontée en 1, 340-369.
la première pause du repas... (1, 723-724). Selon les usages romains, une fois la partie principale du repas (prior mensa) terminée, on débarrassait les tables pour faire place à la seconde partie du repas (secunda mensa), qui s'ouvrait par une libation aux dieux (1, 736) et pendant laquelle on buvait du vin.
cratères (1, 724). Les cratères étaient des vases de grandes dimensions, à large ouverture, dans lesquels on avait mélangé le vin et l'eau, les Anciens buvant rarement leur vin pur. Ils étaient placés par terre ou sur un pied dans la salle à manger. L'échanson y puisait le mélange, en remplissait les coupes et les passaient aux convives. Ces cratères pouvaient être décorés de guirlandes (cfr 3, 525).
Bélus (1, 729). Le père de Didon (1, 621) ? Ou plutôt un lointain ancêtre, puisqu'il est fait état dans le texte de "tous ses descendants" ?
droits aux hôtes (1, 731). Les hôtes sont placés sous la protection de Jupiter. C'est le Zeus xenios des Grecs. "Étrangers, mendiants, tous nous viennent de Zeus", dit Homère (Odyssée, 6, 207-208).
bout des lèvres (1, 737). Un geste qui montre, note Servius, la réserve de la reine. Le commentateur signale ensuite que chez les anciens Romains, les femmes ne buvaient pas de vin.
Bitias (1, 738). Servius en fait le chef de la flotte carthaginoise. Ce devait être un personnage important, puisqu'il était installé à côté de la reine. Il n'a rien à voir avec le Bitias, frère de Pandare, au livre 9, 672 et 9, 703 et 11, 396.
Iopas (1, 740). D'après Servius, Iopas serait un roi africain, un des prétendants de Didon. Virgile pourrait avoir inventé ce personnage, tout comme le motif des leçons qu'il aurait reçues d'Atlas. Iopas apparaît ici dans le rôle des aèdes homériques, comme Démodocos à la cour du roi Alcinous (Odyssée, 8, 44, 106, etc.) ou Phémios à Ithaque (Odyssée, 1, 154 et 337-338; 17, 263; 22, 331).
Atlas (1, 741) Fils du Titan Japet, et donc frère de Prométhée et d'Épiméthée, Atlas participa à la guerre des Titans contre Jupiter, et fut pour cela condamné à porter le ciel sur ses épaules et à en faire tourner l'axe (cfr 4, 244; 4, 482). Il donna son nom au mont Atlas (Afrique du Nord). Selon certaines légendes, il aurait enseigné l'astronomie à Hercule; c'est donc un spécialiste à qui les éclipses et les constellations comme l'Arcture, les Hyades, et les Ourses devaient être familières. Il aurait ainsi donné à Iopas des leçons d'astronomie. En fait, on peut penser que des sujets astronomiques de ce type devaient être prisés des contemporains raffinés et érudits de Virgile.
Arcture (1, 744). L'Arcture est l'étoile la plus grande de la constellation du Bouvier, sur le prolongement de la queue de la Grande Ourse.
Hyades (1, 744). Les Hyades sont les filles du géant Atlas et les soeurs des Pléiades. Lorsque leur frère Hyas fut tué à la chasse, elles moururent de chagrin et furent changées en constellations "pluvieuses". Elles sont au nombre de cinq ou sept. Elles se lèvent entre le 16 mai et le 9 juin, et se couchent entre le 2 et le 14 novembre : leur lever et leur coucher marquent donc un changement de saison.
Ourses (1, 744). La Grande et la Petite Ourse.
fils de l'Aurore (1, 751). Memnon (cfr 1, 489).
les chevaux de Diomède (1, 752). Diomède a déjà été présenté en 1, 96-98 (général) et en 1, 469-473) pour son rôle dans l'histoire des chevaux de Rhésus. D'après Homère (Iliade, 5, 25 et 163), Diomède se serait également emparé d'autres chevaux, ceux de Darès et de Chromios. La mythologie connaît également un autre Diomède, mais qui n'est pas lié au cycle troyen. Fils d'Arès et roi de Thrace, ce Diomède avait la réputation de faire dévorer par ses juments les étrangers qui abordaient dans son pays.
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