|
 |
| [3,31] XXXI. - Dans toute cette glorieuse histoire ce qu'il faut le plus admirer, c'est l'avis que donne Regulus
contre la remise des prisonniers. Pour ce qui est de son retour à Carthage, nous trouvons cela très beau, mais
au temps où il a vécu il ne pouvait faire autrement. Le mérite appartient à son siècle plutôt qu'à sa personne :
nos ancêtres voulaient qu'il n'y eût pas de lien obligeant plus strictement que le serment. C'est ce que
montrent les lois contenues dans les Douze Tables, les lois.appelées "sacratae", les traités par lesquels on
s'engage même envers l'ennemi, les blâmes des censeurs et la flétrissure dont, particulièrement attentifs à
veiller sur la sainteté du serment, ils châtient celui qui viole le sien. M. Pomponius, tribun de la plèbe, assigna
L. Manlius parce qu'étant dictateur, il avait voulu prolonger de quelques jours la durée de son pouvoir.
Il l'accusait aussi d'avoir éloigné du commerce des hommes et relégué à la campagne son propre fils
Titus qui, plus tard, fut surnommé Torquatus. Ayant appris l'accusation portée contre son père, ce jeune
homme accourut à Rome et, d'après ce qu'on dit, se rendit à la première heure à la demeure de Pomponius;
celui-là, quand on lui apprit cette nouvelle, crut que le fils de Manlius irrité allait lui fournir des arguments
contre son père. Il se leva en conséquence et le reçut en l'absence de tout témoin. Mais l'adolescent, à
peine entré, tira son épée et jura qu'il allait sur-le-champ tuer Pomponius, à moins qu'il ne s'engageât par serment
à se désister de la plainte. Effrayé Pomponius jura, puis porta l'affaire devant le peuple, expliqua
pourquoi il était obligé de se désister et dégagea Manlius de toute accusation. Telle était, dans ce temps-là,
la force d'un serment. Ce Titus Manlius est le même qui, provoqué au combat sur le bord de l'Anio par un
Gaulois, le tua et lui enleva son collier, d'où le surnom de Torquatus; pendant son troisième consulat
il battit et mit en fuite les Latins sur le Veseris; il fut grand parmi les plus grands, sa déférence pour son père
n'eut d'égale que sa sévérité impitoyable à l'égard de son fils.
| [3,31] XXXI. (111) Sed ex tota hac laude Reguli unum illud est admiratione dignum, quod
captiuos retinendos censuit. Nam quod rediit, nobis nunc mirabile uidetur, illis
quidem temporibus aliter facere non potuit. Itaque ista laus non est hominis,
sed temporum. Nullum enim uinculum ad astringendam fidem iure iurando maiores
artius esse uoluerunt. Id indicant leges in duodecim tabulis, indicant sacratae,
indicant foedera, quibus etiam cum hoste deuincitur fides, indicant notiones
animaduersionesque censorum, qui nulla de re diligentius quam de iure iurando
iudicabant.
(112) L- Manlio A. F., cum dictator fuisset, M- Pomponius tr- pl- diem dixit,
quod is paucos sibi dies ad dictaturam gerendam addidisset; criminabatur etiam,
quod Titum filium, qui postea est Torquatus appellatus, ab hominibus relegasset
et ruri habitare iussisset. Quod cum audiuisset adulescens filius negotium
exhiberi patri, accurisse Romam et cum primo luci Pomponii domum uenisse
dicitur. Cui cum esset nuntiatum, qui illum iratum allaturum ad se aliquid
contra patrem arbitraretur, surrexit e lectulo remotisque arbitris ad se
adulescentem iussit uenire. At ille, ut ingressus est, confestim gladium
destrinxit iurauitque se illum statim interfecturum, nisi ius iurandum sibi
dedisset se patrem missum esse facturum. Iurauit hoc terrore coactus Pomponius;
rem ad populum detulit, docuit, cur sibi causa desistere necesse esset, Manlium
missum fecit. Tantum temporibus illis ius iurandum ualebat. Atque hic T- Manlius
is est, qui ad Anienem Galli, quem ab eo prouocatus occiderat, torque detracto
cognomen inuenit, cuius tertio consulatu Latini ad Veserim fusi et fugati,
magnus uir in primis et qui perindulgens in patrem, idem acerbe seuerus in filium.
| | [3,32] XXXII. - S'il faut louer Regulus pour avoir tenu son serment, il faut blâmer en revanche les dix qui,
envoyés au sénat par Hannibal, après la bataille de Cannes, avaient juré de revenir au camp dont s'était
emparé le vainqueur, s'ils n'obtenaient pas le rachat des prisonniers, ce blâme est mérité, du moins s'il est
vrai qu'ils ne revinrent pas. Tous, en effet, ne racontent pas l'histoire de la même façon; Polybe, dont l'autorité
est grande, dit que, sur ces dix Romains de la plus haute classe, envoyés par Hannibal, neuf revinrent
n'ayant rien obtenu du sénat, mais que le dixième, revenu au camp un peu après en être sorti en prétextant
qu'il avait oublié quelque chose, demeura dans Rome. Il prétendait s'être libéré de son serment par
ce retour au camp. Il se trompait fort : loin de lui valoir l'absolution, cette ruse aggrave son parjure.
C'était un artifice grossier, une tricherie malhonnête, se donnant pour de l'habileté. Le sénat décida en conséquence
que ce fourbe plein d'astuce serait remis enchaîné aux mains d'Hannibal. Mais voici qui
dépasse tout. Hannibal avait huit mille prisonniers : ils ne s'étaient pas laissé prendre à leur poste de combat,
ils n'avaient pas fui devant le danger, les consuls Paul et Varron les avaient laissés dans le camp.
Le sénat ne crut pas qu'il fallût les racheter bien qu'il pût le faire à bon marché, afin de bien ancrer dans
l'esprit des soldats l'idée qu'ils devaient vaincre ou mourir. Le même Polybe écrit qu'apprenant cette décision,
Hannibal fut découragé, voyant de quelle hauteur morale le sénat et le peuple de Rome donnaient
la preuve après une défaite. C'est ainsi qu'une façon d'agir qui pouvait paraître utile se trouve valoir
moins qu'un geste noble. C. Atilius, qui a écrit une histoire en grec, assure que plusieurs Romains prisonniers
ont usé de la même ruse et sont rentrés dans le camp pour se libérer de leur serment, et qu'ils ont
été notés d'infamie par les censeurs. Mais nous en resterons là sur ce chapitre. Il est assez manifeste qu'agir
craintivement, lâchement, comme un homme qui, vaincu, a perdu toute fierté, et c'est ainsi qu'aurait
agi Regulus si, à l'égard des captifs, il avait opiné suivant son intérêt propre et non suivant celui de l'Etat
ou s'il avait voulu demeurer à Rome, cela n'est pas avantageux, parce que c'est se déshonorer,
se couvrir de honte et d'ignominie.
| [3,32] XXXII. (113) Sed, ut laudandus Regulus in conseruando iure iurando, sic decem illi,
quos post Cannensem pugnam iuratos ad senatum misit Hannibal, se in castra
redituros ea, quorum erant potiti Poeni, nisi de redimendis captiuis
impetrauissent, si non redierunt, uituperandi. De quibus non omnes uno modo; nam
Polybius, bonus auctor inprimis, ex decem nobilissimis, qui tum erant missi,
nouem reuertisse dicit re a senatu non impertrata; unum ex decem, qui paulo
post, quam erat egressus e castris, redisset, quasi aliquid esset oblitus, Romae
remansisse. Reditu enim in castra liberatum se esse iure iurando
interpretabatur, non recte. Fraus enim distringit, non dissoluit periurium. Fuit
igitur stulta calliditas, peruerse imitata prudentiam. Itaque decreuit senatus,
ut ille ueterator et callidus, uinctus ad Hannibalem duceretur.
(114) Sed illud maximum: octo hominum milia tenebat Hannibal, non quos in acie
cepisset, aut qui periculo mortis diffugissent, sed qui relicti in castris
fuissent a Paulo et a Varrone consulibus. Eos senatus non censuit redimendos,
cum id parua pecunia fieri posset, ut esset insitum militibus nostris aut
uincere aut emori. Qua quidem re audita fractum animum Hannibalis scribit idem,
quod senatus populusque Romanus rebus afflictis tam excelso animo fuisset. Sic
honestatis comparatione ea, quae uidentur utilia, uincuntur.
(115) C- Acilius autem, qui Graece scripsit historiam, plures ait fuisse, qui in
castra reuertissent eadem fraude, ut iure iurando liberarentur eosque a
censoribus omnibus ignominiis notatos. Sit iam huius loci finis. Perspicuum est
enim ea, quae timido animo, humili, demisso fractoque fiant, quale fuisset
Reguli factum, si aut de captiuis quod ipsi opus esse uideretur, non quod rei
publicae, censuisset aut domi remanere uoluisset, non esse utilia, quia sint
flagitiosa, foeda, turpia.
| [3,33] XXXIII. - Reste un quatrième point où il s'agit du respect des convenances, de la pondération, de la
mesure, de la continence, de la tempérance. Une façon d'agir allant à l'encontre de toutes ces vertus peut-elle
être avantageuse ? Il faut observer que les philosophes appelés Cyrénaïques, à cause d'Aristippe, et les disciples
d'Annicéris n'admettent d'autre bien que le plaisir et pensent que, si la vertu mérite d'être louée,
c'est parce qu'elle est productrice de plaisir. Mais ces moralistes sont oubliés et c'est Epicure qui reste le
principal défenseur d'une doctrine assez voisine de celle-là. C'est contre ces auteurs-là qu'il faut mobiliser.
toutes ses forces comme on dit, si l'on veut maintenir à son rang la beauté morale. Si, en effet, on soutient
que non seulement la chose utile par excellence est un organisme en bon état, mais que tout le bonheur
de la vie réside dans la santé du corps et la confiance qu'on peut avoir dans sa constitution, ainsi que l'a
écrit Métrodore, certes cette façon de concevoir l'utile, l'utilité suprême - c'est eux qui le disent -
se trouvera en conflit avec la moralité. Quelle place, demandé je en premier lieu, la science de la vie tiendra-t-elle
dans une doctrine pareille ? Ne faudra-t-il pas qu'elle s'applique à la recherche des délices ? Triste
condition pour une vertu que d'être la servante du plaisir! Quelle sera, demanderai-je encore, la fonction à elle
dévolue! Le choix intelligent des plaisirs ? Admettons que rien ne soit plus agréable, peut-on imaginer une
condition plus humiliante. Qui déclare que la douleur est le plus grand des maux, quelle place peut-il faire au
courage qui est le mépris de la douleur et de la peine ? Epicure, il est vrai, parle en maint endroit de la douleur
en homme courageux qui ne la craint pas, mais il faut considérer non ce qu'il dit, mais ce que logiquement
il aurait dû dire après avoir défini le bien par le plaisir, le mal par la douleur. Et quand je l'écoute
parler, j'entends bien qu'il parle abondamment en plus d'un passage de la continence et de la tempérance, mais
ses propres principes le paralysent. Comment faire l'éloge de la tempérance quand on déclare que le souverain
bien est le plaisir ? La tempérance lutte contre les appétits et ce sont les appétits qui font la chasse au plaisir.
Encore est-il possible à l'égard de ces trois formes de la moralité de trouver de subtiles échappatoires. De la
science de la vie on fait une science ayant pour objet de procurer le plaisir et d'écarter la souffrance. Pour le
courage ils l'ajustent en quelque manière à leurs principes : ils enseignent les raisons pour lesquelles il faut
ne pas craindre la mort et supporter patiemment la souffrance. La tempérance, ils arrivent, non sans peine,
à lui faire une place en disant qu'une fois, la douleur supprimée on a atteint une limite que le plaisir ne
peut dépasser. Quant à la justice elle est chancelante ou plus exactement elle est déjà par terre avec
toutes.les vertus qui se rapportent à la vie en commun et à la société humaine. Il n'y a plus, en effet, de bonté,
de générosité, d'amabilité, il n'y a pas davantage d'amitié, si, au lieu d'être des fins, ces biens ne sont
plus que des moyens dont on use pour se procurer du plaisir et dans son intérêt égoïste.
Rassemblons donc nos idées en quelques mots. De même que, nous l'avons montré, rien ne peut être
utile qui est contraire au bien moral, de même nous affirmons que toute volupté a quelque chose de
contraire à la saine morale. D'autant plus faut-il blâmer Calliphon et Dinomachus qui ont cru
mettre fin aux discussions en unissant la volupté à la moralité, ce qui est accoupler l'homme avec la brute.
La moralité n'accepte point pareille union, elle la méprise et la rejette. Le souverain bien, qui doit être
une chose simple et une, ne peut se composer d'éléments disparates. Mais sur ce point je me suis abondamment
expliqué ailleurs, comme il convenait dans un grand sujet. Revenons à notre propos. J'ai
suffisamment montré ci-dessus comment il fallait juger quand il arrive qu'une apparence d'utilité se trouve
en conflit avec la moralité. Si maintenant on prétendait trouver dans la volupté un semblant d'utilité,
certes il ne s'accorderait pas avec la moralité car si l'on veut accorder quelque chose au plaisir, on pourra
en faire à la rigueur un assaisonnement, non jamais une chose utile.
Voilà, mon cher fils Marcus, le présent que t'offre ton père. Je l'estime d'un grand prix, mais pour toi la
valeur en dépendra de l'accueil que tu lui feras. Ces trois livres vont prendre place, il est vrai, à titre d'hôtes
étrangers parmi les cahiers qui contiennent les enseignements de Cratippe. Mais observe que, si j'étais
venu à Athènes - et je l'aurais fait si, au cours de mon voyage, ma patrie ne m'avait rappelé - il
t'aurait fallu m'entendre quelquefois, et ainsi tu donneras à la lecture de cet ouvrage, où c'est ma voix qui
se fait entendre, tout le temps que tu pourras et cela dépend de ta propre volonté. Si j'apprends que tu
t'adonnes avec satisfaction à l'étude à laquelle je te convie, alors nous la reprendrons ensemble si, comme
je l'espère, nous sommes bientôt réunis, et, si nous restons séparés, je te parlerai de loin. Porte-toi bien,
mon cher Cicéron, et persuade-toi que tu m'es très cher, mais que tu le seras encore bien davantage si tu
acceptes avec joie les leçons et les préceptes contenus dans ce traité.
| [3,33] XXXIII. (116) Restat quarta pars, quae decore, moderatione, modestia, continentia,
temperantia continetur. Potest igitur quicquam utile esse, quod sit huic talium
uirtutum choro contrarium? Atqui ab Aristippo Cyrenaici atque Annicerii
philosophi nominati omne bonum in uoluptate posuerunt uirtutemque censuerunt ob
eam rem esse laudandam, quod efficiens esset uoluptatis. Quibus obsoletis floret
Epicurus, eiusdem fere adiutor auctorque sententiae. Cum his "uiris" equisque,
ut dicitur, si honestatem tueri ac retinere sententia est, decertandum est.
(117) Nam si non modo utilitas, sed uita omnis beata corporis firma
constitutione eiusque constitutionis spe explorata, ut a Metrodoro scriptum est,
continetur, certe haec utilitas et quidem summa (sic enim censent), cum
honestate pugnabit. Nam ubi primum prudentiae locus dabitur? an ut conquirat
undique suauitates? Quam miser uirtutis famulatus seruientis uoluptati. Quod
autem munus prudentiae? an legere intellegenter uoluptates? fac nihil isto esse
iucundius, quid cogitari potest turpius? Iam, qui dolorem summum malum dicat,
apud eum quem habet locum fortitudo, quae est dolorum laborumque contemptio?
Quamuis enim multis locis dicat Epicurus, sicuti dicit, satis fortiter de
dolore, tamen non id spectandum est, quid dicat, sed quid consentaneum sit ei
dicere, qui bona uoluptate terminauerit, mala dolore. Et si illum audiam de
continentia et temperantia, dicit ille quidem multa multis locis, sed aqua
haeret, ut aiunt. Nam qui potest temperantiam laudare is, qui ponat summum bonum
in uoluptate? Est enim temperantia libidinum inimica, libidines autem
consectatrices uoluptatis.
(118) Atque in his tamen tribus generibus quoquo modo possunt, non incallide
tergiuersantur. Prudentiam introducunt scientiam suppeditantem uoluptates,
depellentem dolores. Fortitudinem quoque aliquo modo expediunt, cum tradunt
rationem neglegendae mortis, perpetiendi doloris. Etiam temperantiam inducunt
non facillime illi quidem, sed tamen quoquo modo possunt. Dicunt enim uoluptatis
magnitudinem doloris detractione finiri. Iustitia uacillat uel iacet potius
omnesque eae uirtutes, quae in communitate cernuntur et in societate generis
humani. Neque enim bonitas nec liberalitas nec comitas esse potest, non plus
quam amicitia, si haec non per se expetantur, sed ad uoluptatem utilitatemue
referantur.
(119) Conferamus igitur in pauca. Nam ut utilitatem nullam esse docuimus, quae
honestati esset contraria, sic omnem uoluptatem dicimus honestati esse
contrariam. Quo magis reprehendendos Calliphontem et Dinomachum iudico, qui se
dirempturos controuersiam putauerunt, si cum honestate uoluptatem tamquam cum
homine pecudem copulauissent. Non recipit istam coniunctionem honestas,
aspernatur, repellit. Nec uero finis bonorum et malorum, qui simplex esse debet,
ex dissimillimis rebus misceri et temperari potest. Sed de hoc (magna enim res
est) alio loco pluribus; nunc ad propositum.
(120) Quemadmodum igitur, si quando ea, quae uidetur utilitas, honestati
repugnat, diiudicanda res sit, satis est supra disputatum. Sin autem speciem
utilitatis etiam uoluptas habere dicetur, nulla potest esse ei cum honestate
coniunctio. Nam, ut tribuamus aliquid uoluptati, condimenti fortasse non nihil,
utilitatis certe nihil habebit.
(121) Habes a patre munus, Marce fili, mea quidem sententia magnum, sed perinde
erit, ut acceperis. Quamquam hi tibi tres libri inter Cratippi commentarios
tamquam hospites erunt recipiendi, sed, ut, si ipse uenissem Athenas, quod
quidem esset factum, nisi me e medio cursu clara uoce patria reuocasset,
aliquando me quoque audires, sic, quoniam his uoluminibus ad te profecta uox est
mea, tribues iis temporis, quantum poteris, poteris autem quantum uoles. Cum
uero intellexero te hoc scientiae genere gaudere, tum et praesens tecum
propediem, ut spero, et dum aberis, absens loquar. Vale igitur, mi Cicero,
tibique persuade esse te quidem mihi carissimum, sed multo fore cariorem, si
talibus monumentis praeceptisque laetabere.
| |  |