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| [6,235] On dit qu'à son troisième lever après les nones, Phébé chasse le petit-fils de Lycaon: l'Ourse, en regardant derrière elle, ne voit plus le trait qui la menaçait. Alors il me souvient d'avoir assisté à des jeux célébrés sur les gazons du champ de Mars; j'ai appris que c'était en ton honneur, Tibre aux vagues ondoyantes. C'est un jour de fête pour ceux qui traînent les filets humides
| [6,235] Tertia post Nonas remouere Lycaona Phoebe
fertur, et a tergo non habet Ursa metum.
Tunc ego me memini ludos in gramine Campi
aspicere et dici, lubrice Thybri, tuos.
Festa dies illis qui lina madentia ducunt,
| | [6,240] et recouvrent d'une amorce légère le fer recourbé du hameçon.
La Raison a son culte aussi, et c'est la terreur inspirée par tes armes, perfide Carthaginois, qui autrefois lui fit consacrer un temple. Tu avais recommencé la guerre; le consul avait péri; tous, effrayés par cette mort, tremblaient à l'approche de l'armée africaine.
| [6,240] quique tegunt paruis aera recurua cibis.
Mens quoque numen habet: Mentis delubra uidemus
uota metu belli, perfide Poene, tui.
Poene, rebellaras, et leto consulis omnes
attoniti Mauras pertimuere manus.
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