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Du texte à l'hypertexte

Velleius Paterculus, Histoire romaine, Livre II

Chapitre 83

  Chapitre 83

[2,83] LXXXIII. - Pendant qu'on préparait cette guerre, Plancus passa dans le parti de César. Ce ne fut pas dans l'intention de choisir la cause qui était juste, ni par amour pour l'État ou pour César, car il ne cessait de les attaquer, mais chez lui trahir était une maladie. De tous ceux qui flattaient la reine, il s'était montré le plus bas et, sous le nom de client, il s'était ravalé bien au-dessous des esclaves ; il avait été secrétaire d'Antoine, l'inventeur et l'organisateur des pires obscénités, toujours prêt à se vendre pour tout et à tous. On l'avait vu peint de bleu et nu, la tête couronnée de roseaux, traînant derrière lui une queue et rampant sur les genoux, jouer le rôle de Glaucus et danser dans un banquet. La cause de sa trahison fut qu'Antoine devant les preuves de ses rapines manifestes l'avait traité avec froideur. Par la suite, il vit dans la clémence du vainqueur, des preuves de son propre mérite et répéta que César avait approuvé ce qu'il avait seulement pardonné. Titius son neveu imita bientôt son exemple. Ce n'est pas sans esprit que l'ancien préteur Coponius, homme plein de dignité, beau-père de Publius Silius, dit à Plancus qui peu après sa trahison s'emportait contre Antoine absent et l'accusait en plein sénat de nombreuses infamies : "Par Hercule ! Antoine a commis bien des crimes la veille du jour où tu l'as abandonné." [2,83] Inter hunc apparatum belli Plancus, non iudicio recta legendi neque amore rei publicae aut Caesaris, quippe haec semper impugnabat, sed morbo proditor, cum fuisset humillimus adsentator reginae et infra seruos cliens, cum Antonii librarius, cum obscenissimarum rerum et auctor et minister, cum in omnia et omnibus uenalis, 2 cum caeruleatus et nudus caputque redimitus arundine et caudam trahens, genihus innixus Glaucum saltasset in conuiuio, refrigeratus ab Antonio ob manifestarum rapinarum indicia transfugit ad Caesarem. Et idem postea clementiam uictoris pro sua uirtute interpretabatur, dictitans id probatum a Caesare, cui ille ignouerat; mox autem hunc auunculum Titius imitatus est. 3 Haud absurde Coponius, uir e praetoriis grauissimus, P- Silii socer, cum recens transfuga multa ac nefanda Plancus absenti Antonio in senatu obiceret, "multa,", inquit, "mehercules fecit Antonius pridie quam tu illum relinqueres ".


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Dernière mise à jour : 13/03/2008